Auteur de publication : Frédéric Laviron – Responsable Commercial Établissements Roussineau à Paris.
Je suis tombé par terre, c’est la faute à Voltaire… telle pourrait être une image (réductrice je l’admets) de notre marché de la pomme de terre. La faute à qui? Là n’est pas la question ou seulement par une réponse collective. Si depuis le début de campagne, l’ambiance est plus que morose, y a-t-il des raisons objectives de redressement? pour l’année en cours, tout porte à croire que non, malgré une certaine tenue de prix pour des lots de pomme de terre lavables dont la demande reste constante.
D’autant plus que les stockages frigorifiques n’ont jamais été des hôpitaux et que nos observations nous laissent croire que la qualité, d’une manière générale, n’est pas au rendez-vous (développement de dartrose, faces planes et problèmes de germination) suite à un mois de juin particulièrement chaud. Les prix bas, et encore plus bas, peuvent-ils influencer une demande plus forte? pas impossible, les surfaces implantées en Égypte et Israël sont moindres en raison d’une production européenne 2025 abondante et donc d’un risque élevé de rencontrer des prix inadéquats et un engorgement du produit pomme de terre en Europe.
Que vont faire nos amis espagnols, partenaires privilégiés? continuer à s’approvisionner en France à des prix compétitifs ou s’orienter sur le produit nouveau égyptien ou israélien et, à la mi-mai, espagnol, pour garantir la qualité? D’ici là, il faudra avoir bien avancé dans les stocks pour ne pas revivre une fin de campagne similaire à la dernière. Je vous souhaite et au nom du syndicat des courtiers de pommes de terre une agréable et paisible nouvelle année.

