Auteur de publication : Christelle Denis
Fin juin, début juillet, il reste beaucoup de volume récolté en 2024 à vendre… Les primeurs sont là, toutes les régions ont de l’avance et arrivent en même temps. Le marché a du mal à absorber les volumes. D’autant plus que l’industrie de transformation n’est pas dans la même dynamique d’achat que les deux dernières années. Tous les acteurs sont conscients qu’un marquage de la saisonnalité est nécessaire. Il préfigure le tempo de l’automne à venir. Mais que faire des volumes restants? Nous démarrons donc la nouvelle campagne avec une surabondance d’offre. Concernant les plantations, elles se sont bien passées. La culture du tubercule a attiré de nombreux nouveaux producteurs déçus par les cours du blé ou autres végétaux. Et certaines cultures ont été plantées sans réel contrat de débouchés. Pour les plants, la hausse des emblavements Européen concerne surtout les variétés de transformation ou d’export. L’effort financier des collecteurs et obtenteurs redynamise la filière. Le manque de plants des dernières années sera sans doute résorbé en 2025-26. Les ventes export se sont bien passées l’an passé. La demande devrait être présente pour cette campagne. Cependant, l’instabilité géopolitique mondiale rebat les cartes chaque année. Le juge de paix est la météo qui nous joue un sacré tour en juin. La première quinzaine de juillet est sèche. Les cultures non irriguées seront impactées. Qu’elles soient en chair ferme, pour les frites, cuisson vapeur, salade ou potage, au four, nous ne manquerons pas de pommes de terre. Alors dégustez-les sans modération!

